Myriam Caillonneau – Les larmes des Aëlwynns (Tome 1)

Le prince déchu

C’est avec beaucoup de plaisir, que j’ai retrouvé Myriam Caillonneau, dont j’avais déjà lu la trilogie « Yggdrasil » (voir sur les petites notes).

Cette fois-ci, pas de vaisseaux spatiaux, l’épopée se déroule sur une seule planète « Athalas », qui connue une période de chaos absolu, avant de retrouver la paix. « Ces êtres mystérieux régnaient durant la première ère qui s’était achevée il y avait presque trois mille ans. Peu d’informations existaient sur cette époque. Selon les quelques écrits qui avaient échappé à la destruction, une guerre dantesque avait tout ravagé. Des démons, connus sous le nom de Vorkans, s’étaient répandus à la surface du monde et avaient anéanti les Aëlwinns. Le chaos avait dévasté Athalas. A la fin de cette période sombre, le peuple des Hommes s’était éveillé. Eerfyrddin fut béni par l’esprit des Aëlwinns qui lui donnèrent accès à l’Energya. Les textes anciens racontaient comment ce tout premier mage avait guidé le premier roi d’Ysaldin vers le pouvoir ».

Ce premier tome présente tous les antagonistes, dans un mélange de paix et de combats, de plaisir et de désespoir, de bien et de mal, où les chemins divergents à la base finissent par se mêler et ne devenir qu’un. Une épopée faite d’amitié, de peurs, de respect, de trahison et surtout de la découverte de soi et de la force intérieure qui peut de révéler surprenante à plus d’un titre.

Dans le genre du mercenaire charismatique, le rôle est endossé par Kenan Daïn : un mercenaire, offrant ses services aux marchands, et excellent combattant (« Il fondit sur les barbares, l’épée levée. Il lut la surprise et l’incompréhension du premier guerrier qu’il embrocha. Il bondit vers le groupe suivant, tel un diable à moitié nu dans la nuit glaciale »). Et pourtant cet homme au langage fleuri, qui de prime abord, paraît sans foi ni loi, et accaparé que par sa personne, démontre au fil des pages qu’il n’est au fond pas celui qu’on pense. Que cache-t-il donc aux autres ? Pourquoi s’engager dans une lutte dont il n’a rien à faire ? Pourquoi cette obsession de tenter la mort à chaque fois que la situation s’y prête ?

Que dire d’Adriel de Seryme, mage-gardien du troisième rang, qui ne connaît rien au combat et presque rien à la vie en dehors des murs de l’académie des Hauts Piliers. Propulsé, de façon brutale, dans cette épopée, de part l’attaque de son académie par des soldats royaux et des mages en robes noires , nommés des « purificateurs » (« Leurs cheveux couleur corbeau soulignaient la pâleur de leur peau… Une large échancrure dans leur tenue laissait apparaître la pierre incrustée dans leur chair…la Larme de ces mages inconnus était noir. ») et d’autre part tenu de respecter la promesse faite à son maître de retrouver le prince déchu, Adriel doit rapidement apprendre à se fondre dans la masse, à se maîtriser… (« Pris de panique, Adriel recommença à courir au milieu de cette forêt d’herbes géantes qui giflaient son visage et ses bras…Ils allaient le cerner et il n’était pas capable de les combattre. ») Pourra-t-il tenir sa promesse ? Saura-t-il capable de surmonter ses peurs et angoisses ? Pourra-t-il échapper à ses poursuivants ?

Que penser d’Elyne Velara, cette jeune paysanne de la vallée de bois-bleu, dont le fils aîné est atteint de la malnoire, une maladie qui se répand dans le royaume sans que les mages-guides ne puissent la guérir (« La malnoire commençait par une petite toux sèche, puis très vite, les quintes se faisaient déchirantes et violentes, enfin les veines noircissaient sous la peau, traçant un réseau menaçant qui grimpait, lentement vers le visage. »). Au bord du désespoir, elle décide de braver les interdictions et de chercher la mage-guide, son dernier espoir pour sauver Ewran de cette terrible maladie. Elyne pourra-t-elle trouver cette mage ? Est-ce que cette dernière pourra sauver son enfant? Quel est son lien avec la magie ?

Dans le stéréotype du méchant, Garrus rempli ce rôle à merveille autant de par son caractère, son obsession du pouvoir, de l’absolu que par ses actes, ses attitudes. Qui était-il avant ? Que cherche-t-il à faire ? Qui peut l’arrêter ? (« Il tenait sa victoire, une très belle victoire. La paysanne était sa prisonnière. Elle gisait inconsciente pour plusieurs heures, sous la surveillance du gamin, et il venait de tuer l’encombrant prince déchu… »).

Le style est toujours aussi précis, net. les détails donnés tout au long de ce premier tome, nous donne de précieux renseignements sur les personnages mais également cette minutie du détail permet de rendre concrète les différentes atmosphères évoquées au long de ce périple (peur, angoisse, désir). Vous chercher un dépaysement total, n’hésitez pas…Lancez-vous dans cette lecture palpitante. Pour ma part, je me lance dans le deuxième tome.

A bientôt pour un nouvel océan de mots.

😉, Notes.

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